Faire de la politique aujourd’hui, comme rĂ©pondre au message principal des Ă©lections europĂ©ennes de 2009, c’est rĂ©pondre Ă l’abstention de masse des europĂ©ennes, et pour cela, avant de pouvoir envisager de proposer telle ou telle politique, nous devons d’abord re-situer l’enjeu majeur de notre temps, puis en dĂ©duire les lignes de clivages entre les familles de pensĂ©e en prĂ©sence et enfin mettre en perspective les prochaines Ă©tapes de notre travail.
Comme nous l’avons montrĂ©, nous avons affaire Ă une situation plusieurs fois paradoxale oĂą la politique qui est menĂ©e ne correspond pas, de façon durable, Ă ce que rĂ©clament les citoyens, et oĂą les "vainqueurs" des Ă©lections, très minoritaires dans l’opinion publique, proposent, tout comme leurs principaux adversaires, les mĂŞmes politiques pour l’Europe auxquelles manifestement les Ă©lecteurs sont hostiles. Les citoyens quant Ă eux, se plaignent des consĂ©quences des politiques qu’ils subissent, mais n’identifient pas les causes de la crise, ce qui fait qu’ils ont du mal Ă se libĂ©rer des politiques existantes, Ă les remplacer. Examinons cette question.