vendredi 10 septembre 2010  coup d'Etat parlementaire (8 fév.) + 945 jours recherche :  
 
RCR    plateforme2007
ciel
  Accueil > Cadre théorique

  Gauche - droite
 

 


Non au coup d'Etat parlementaire
Le RCR dit non au coup d'Etat parlementaire
Écrivez à vos parlementaires


Clivage formel - clivage réel
Proposition pour refonder nos clivages politiques sur des enjeux effectifs
19 janvier 2007

Les candidats s’efforcent envers et contre tout de maintenir et de rendre crédible le clivage "gauche-droite", qui est un élément essentiel de leur identité. Cette "droite" et cette "gauche" ne sont pas identiques, mais leur clivage n’épouse pas les contours des enjeux de notre temps. Au contraire, il escamote la confrontation avec les défis réels, auxquels "gauche" et "droite" se sont soumis ou accommodés. Nous avons besoin d’un clivage sur des enjeux effectifs de notre temps, non sur celui des appareils.

Partout où il y a des humains, il y a des désaccords. Certains ont peu d’importance, d’autres en ont beaucoup. Les désaccords qui concernent l’organisation de la cité, la politique, sont de ceux-ci.

Une société est inévitablement parcourue par ces désaccords, nombreux, variés, changeants. Les principaux font naître des clivages, dans les idées, entre les personnes. De nos jours, dans la politique de notre pays, la principale ligne de partage sépare deux camps étiquetés "gauche" et "droite". Ce clivage est si prééminent mais également si impuissant à s’attaquer aux problèmes, qu’il étouffe tous nos débats et toute notre politique.

La gauche est réputée sociale, favorable aux pauvres, elle serait le parti des petites gens contre celui des privilégiés. La droite se veut plus compétente, experte et performante en économie, elle serait le parti de l’efficacité économique contre celui de l’inefficacité.

Mais quoi qu’en disent les militants, on ne voit plus guère en quoi les promesses des uns comme des autres sont honorées, ni même en quoi consistent leurs différences fondamentales. La persistance des problèmes, la comparaison des actions gouvernementales le confirment, les résultats des élections et les études d’opinion également. Les citoyens ne s’y trompent plus.

Il y eut un temps où des options fondamentalement différentes opposaient les uns aux autres, notamment à l’époque où le marxisme était encore une référence cardinale de la gauche. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

L’un et l’autre bord, dans leur grande majorité, ne sont-ils pas d’accord sur l’essentiel de :
- la "politique européenne" : n’ont-ils pas défendus ensemble les mêmes traités depuis 20 ans ? Notamment le Traité constitutionnel européen en 2005 ?
- la politique du commerce mondial : le secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Pascal Lamy, n’est-il pas un socialiste français ?
- la politique monétaire et financière internationale : les socialistes ont engagé notre pays dans la dérégulation en 1983, que tous, par delà les alternances, ont poursuivi depuis ;
- la privatisation des services publics : c’est le gouvernement Jospin qui détient le record des privatisations avec 170 milliard de Francs, et en 2002, au sommet de Barcelone, J. Chirac et L. Jospin ont approuvé la privatisation des services publics d’électricité et du gaz — ni la droite, ni la gauche, ni le "centre", ne se sont insurgés contre cette décision alors que nous étions en campagne pour les élections présidentielles ;
- le traitement social du chômage : ne s’en sont-ils pas contentés, en évitant d’affronter les contraintes qui pèsent sur nos politiques que sont les questions de monnaie - finance - commerce international ?

Par ailleurs, l’un et l’autre bord ne sont-ils pas traversés par des clivages opposant :
- des fédéralistes à des souverainistes ;
- des atlantistes à ceux qui défendent des politiques d’indépendance de la France et de coopérations militaires avec des pays européens ;
- les communautaristes à ceux qui défendent la nation civique.

Les seuls réalités qui sont encore fidèlement inscrites dans ce clivage sont les appareils politiques : les partis et les écuries présidentielles. Mais aussi, malheureusement, un certain nombre de citoyens, qui par réflexe se réfèrent à ce clivage formel, quoique dans le « Baromètre » de l’Ifop de la fin 2006, les Français ayant confiance dans la gauche ou la droite pour gouverner le pays, n’étaient respectivement que 15% et 15%, soit 70%, une immense majorité, qui ne fait confiance ni aux uns, ni aux autres.

Europe, commerce mondial, monnaie finance, services publics, indépendance de la France, citoyenneté, développement durable, sont les questions réelles à partir desquelles nous devons établir les clivages politiques de notre temps et cesser de nous faire imposer un clivage de pure forme qui au final fait sombrer notre politique dans la confusion et l’impuissance.

Au travers de ces problématiques réelles, nous devons imposer un clivage qui nous distinguera des fédéralistes, monétaristes, libre-échangistes, communautaristes, doctrines qui ont parties liées et qui nous ont conduit dans l’impasse où nous sommes actuellement.


Facebook Wikio Diggit Delicious Google Live Myspace Scoopeo Technocrati Twitter
 Forum       4 commentaire(s) ; ajouter le vôtre
Autres articles de la rubrique
La véritable ligne du clivage actuel 29 janvier 2008


plan nous contacter infos légales rss RSS