L’altercation entre Bayrou et Cohn-Bendit, jeudi soir sur France 2 aura mis les rédactions en effervescence. Le premier se faisant traiter de minable, le second, à demi mots, de pédophile. Mais on a beau se repasser la scène, il est difficile de trouver les arguments politiques qui auraient pu susciter le pugilat. A force de simulacres de débat il ne reste plus guère que les attaques personnelles. Et aux médias de puiser dans d’intarissables ressources pour analyser et tirer toutes les conclusions possibles de ce non événement.
Le pauvre Cohn l’a pourtant bien rĂ©sumĂ© en un seul mot : « minable ». Il se sera trompĂ© de cible voilĂ tout, car au final il s’agit peut-ĂŞtre lĂ du terme tout trouvĂ© pour qualifier l’ensemble de cette campagne.